DJOUBRI, VENT DE FRAICHEUR

Publiée le 28/01/2016
Coup de projecteur sur Salma Djoubri.

Dernière représentante tricolore encore en lice, Salma Djoubri (13 ans) fait souffler un vent de fraîcheur sur les Petits As. Car la Normande, vice-championne de France et tête de série n° 16, est une jeune fille simplement heureuse d’être là, à Tarbes, pour disputer un tournoi qu’elle a découvert l’an passé avec une défaite lors du premier tour.

En famille, très sereinement

Le tennis n’est qu’un jeu, rien qu’un jeu. Voilà sa philosophie. « Je joue pour moi, je perds pour moi, je gagne pour moi et m’éclate pour moi », rétorque-t-elle, les yeux pétillants, quand vient le sujet de l’environnement propre aux Petits As avec agents et sponsors au bord du court. « L’agent, ce sera quand elle en aura besoin et quand elle aura l’âge, rajoute son père et entraîneur Karim. 13 ans, c’est vraiment trop jeune. »

Si le tennis français a accouché de beaucoup d’exemples (parfois chaotiques) de filles entraînées par leur père, la famille Djoubri avance sereinement dans un milieu compliqué, sans se prendre la tête. Elevée hors des structures fédérales, Salma Djoubri vit tranquillement chez ses parents, du côté de Saint- Pierre-lès-Elbeuf en Seine-Maritime.

Cela lui permet de garder une certaine stabilité même si elle n’est plus scolarisée et suit des cours à distance avec le CNED. Une décision pas facile à prendre pour son père, qui se consacre à 100% pour sa fille. « J’aurais aimé qu’elle reste à l’école, mais j’avais peur pour sa santé sur la durée car le rythme aurait été trop lourd », rajoute le paternel qui veille malgré tout à ce que sa fille travaille bien tout en restant épanouie ». « Le sport, cela reste un plaisir et une passion, surtout à 13 ans. C’est une bonne école avec des bonnes valeurs s’il y a l’encadrement qui correspond .Le jour où il y a des pleurs, à l’entraînement, cela ne sert à rien, vaut mieux stopper net ». On en est loin pour Salma Djoubri, qui ne quitte jamais son sourire.

Valentin Marcinkowski – La Dépêche du Midi – La Nouvelle République des Pyrénées – Edition du 28.01.2016.

Ph. Ch. Jarno.

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